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Déroulement d'un examen
A. TDM
1. Le patient est installé dans la position d'examen qui varie en fonction de la région anatomique étudiée. La pose d'une voie d'abord n'est nécessaire que si une injection de produit de contraste est envisagée, d'emblée ou secondairement. Il est possible d'utiliser un injecteur comme en radiologie vasculaire. Le produit de contraste peut entrainer une sensation de chaleur voire des nausées.
Pendant ce temps, le médecin et le personnel vérifie l'absence d'allergie vraie et explique le déroulement de l'examen au patient à qui on demande une apnée, plus ou moins prolongée, lors des acquisitions pour les examens du thorax ou de l'abdomen.
2. La durée de l'examen est fonction de la région étudiée et du temps de cycle de l'appareil. Il est en moyenne de 10 minutes pour un examen de la tête et de 20 minutes pour un examen corps entier avec un appareil classique. Certains examens spécialisés peuvent être plus longs. Avec les appareils modernes à acquisition hélicoïdale, le temps d'acquisition est plus court, de quelques secondes à moins de 1 minute mais la reconstructruction et le traitement sont différés et peuvent être longs en fonction des performances de la machine et/ou du traitement demandé. De nombreux appareils sont maintenant associés à une station de travail pour cette raison.
Les réactions de claustrophobie sont exceptionnelles.
3. Les images sont ensuite visualisées et traitées, en temps réel ce qui permet d'adapter la conduite de l'examen en permanence en fonction des résultats ou ou en temps différé.
B. IRM
1. Le patient subit d'abord un court interrogatoire pour vérifier l'absence de contre-indication qui aurait pu ne pas être mentionnée lors de la prise de rendez-vous, pace-maker notamment.
Certains centres font même signer au patient une carte posant 3 questions portant sur la présence éventuelle d'un pace-maker, d'un corps étranger intra-oculaire ou de clips vasculaires cérébraux, d'une prothèse auditive.
2. Le patient entièrement déshabillé et revêtu d'une casaque est allongé sur le statif d'examen puis complètement introduit dans le tunnel de l'appareil après installation de l'antenne adaptée à la région examinée.
L'équipe lui aura expliqué le déroulement et le fonctionnement de l'appareil qui est relativement bruyant (gradients) lors de l'acquisition des images ainsi que la nécessité de rester immobile pendant environ 30 à 45 minutes.
Le patient reste sous surveillance video et peut communiquer avec le personnel par microphone. Un miroir placé au-dessus de sa tête lui permet d'apercevoir l'extérieur.
3. Ensuite, le personnel procède aux règlages et aux acquisitions en fonction des indications données par le médecin.
Le temps moyen de ces procédures, installation, règlages et désinstallation, est relativement incompressible soit environ 5 à 10 minutes par patient. La durée des acquisitions successives est variable en fonction de la pathologie étudiée et de la nécessité de procéder ou non à une injection de produit de contraste (agents paramagnétiques). Les images sont visualisées de façon différée à la fin de chaque acquisition.
Ce temps moyen d'examen, 35 minutes, ne comprend pas l'expertise préalable du dossier ni l'interprétation.
La tolérance de l'examen reste globalement bonne comme le montre le travail Arrivé et Coll. à partir de 147 questionnaires :
IRM facilement supportée 13%
Dans les facteurs de mauvaise tolérance :
La piqure et l'injection de contraste réalisée chez 44% des sujets a été parfaitement supportée dans 93 et 97% des cas. 70% des sujets ont considéré qu'ils avaient été peu ou pas informés du déroulement des examens.
Cette expérience réalisée en milieu hospitalier diffère légèrement de la nôtre dans la mesure où les cas de claustrophobie vraie empêchant un examen ou l'interrompant sont exceptionnels.
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